Sonnet
03
Regarde en ton miroir, dis à la
face que tu vois : le temps est
maintenant venu que cette face
en informe une autre, de
laquelle si tu ne ravives ton
bel état, tu frustreras le monde
en laissant sans bénédiction
quelque mère.
Car où est la très belle au sein
non travaillé qui dédaignerait
les soins de ton labour? Ou qui
si arrogant voudrait être
tombeau, de son amour, en
fermant la postérité ?
Tu es le miroir de ta mère, et
elle en toi rappelle les
amoureux avrils de son prime
âge, ainsi à toi à travers les
vitres de ton âge pourras
recevoir en dépit des rides ton
temps doré.
Mais si tu vis remémoré de ne
pas être, alors meurs seul, et
ton image meurt avec toi.
Les poèmes de Shakespeare
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